Vignette finance premium BMPA illustrant des produits structurés autocall : courbe de performance sur fond clair avec barrières horizontales, signal lumineux de déclenchement, trois trajectoires scénarios (hausse/flat/baisse contrôlée) et zone d’ombre de risque, avec éléments 3D subtils.

Produits structurés autocall : fonctionnement, scénarios et points de vigilance (avec l’approche BMPA)

Un autocall peut sembler simple sur le papier, mais ses scénarios réels méritent d’être décortiqués.

  1. à près de 42 Md€ (
  2. et une distribution majoritairement réalisée via l’assurance-vie (80%) (données brutes, hors frais et fiscalité). Pour la même période, l’étude indique que moins de 1% des produits remboursés ont subi une perte en capital, dans un contexte de marchés globalement favorables, avec un rendement annuel médian brut communiqué entre 6% et 7% (hors frais difficiles à identifier et hors fiscalité). Source : ACPR (01/04/

Chez BMPA (BMPA – Stack Capital), l’enjeu n’est pas de “faire du structuré” à tout prix : c’est d’intégrer (ou non) un autocall dans une allocation d’actifs cohérente, en restant fidèle à une idée simple : il n’existe pas de produit universel, seulement des stratégies adaptées.

Qu’est-ce qu’un autocall (et pourquoi ce mécanisme existe) ?

Un autocall (pour “automatic call”) est un produit structuré qui peut être remboursé par anticipation à des dates d’observation prévues au départ, si le sous-jacent respecte une condition (souvent : être au moins à son niveau initial, ou au-dessus d’un certain seuil).

Ce mécanisme répond à une logique : transformer certains profils de marché (marchés stables ou modérément haussiers) en une performance potentielle “conditionnelle”, tout en acceptant des limites (plafonnement implicite, complexité, risque de perte en capital, risque émetteur, etc.).

Les briques financières sous le capot

  • Une composante obligataire (ou assimilée) : sert de socle de financement et dépend de la signature de l’émetteur.
  • Une ou plusieurs options : financent le coupon conditionnel, la barrière de protection, et le scénario en cas de baisse.

Le fonctionnement pas à pas : lire un autocall comme un “contrat de scénarios”

1) Le sous-jacent : indice, action, panier… et la question des dividendes

Un autocall référence le plus souvent :

  • un indice actions (Euro Stoxx 50, S&P 500, etc.),
  • une action,
  • un panier d’actions/indices, parfois avec une règle “worst-of” (le plus mauvais composant pilote le remboursement).

Point clé : certains indices utilisés dans les autocalls sont price return (dividendes non réinvestis), et certains mécanismes d’indices peuvent intégrer un décrément (une “ponction” quotidienne/annuelle) pour rendre la formule finançable. L’AMF a récemment publié des bonnes pratiques visant à améliorer la lisibilité de ces éléments (sous-jacents, simulations, décrément, frais). Source : AMF (29/01/2026).

2) Les dates d’observation : le “rythme” du produit

Le produit prévoit :

  • des dates d’observation (trimestrielles, semestrielles, annuelles…)
  • une date d’échéance maximale (souvent 6 à 12 ans selon les émissions)

La valeur du sous-jacent n’est pas observée en continu pour déclencher l’autocall (sauf stipulation particulière) : ce sont les points de constatation qui comptent.

3) Le déclencheur de remboursement anticipé (“autocall trigger”)

À chaque date d’observation, si le sous-jacent est :

  • au-dessus du seuil d’autocall (souvent 100% du niveau initial, parfois un seuil dégressif),
  • alors le produit est remboursé et verse le coupon prévu (selon les conditions : coupon simple, coupon proratisé, coupon mémoire…).

4) Le coupon : conditionnel, parfois “mémoire”

Le coupon d’un autocall est généralement :

  • conditionnel (versé seulement si une condition est remplie),
  • parfois à effet mémoire : les coupons non versés peuvent être “rattrapés” plus tard si la condition redevient vraie.

Attention : “coupon mémoire” ne veut pas dire “sans risque” ; il décrit uniquement une règle de calcul.

5) La barrière de protection (et surtout : comment elle est observée)

On rencontre souvent une barrière (ex. 60% du niveau initial) qui détermine le remboursement à l’échéance :

  • Barrière observée uniquement à l’échéance : on regarde le sous-jacent à la fin.
  • Barrière observée en continu (ou à certaines dates) : plus exigeant ; le franchissement peut “activer” un scénario défavorable.

Ce détail change radicalement le profil de risque : il doit être lu noir sur blanc dans la documentation.

Exemple pédagogique : 4 scénarios typiques d’un autocall

Exemple simplifié (pédagogique, non contractuel) : sous-jacent initial = 100, échéance 8 ans, observation annuelle, autocall si sous-jacent ≥ 100, coupon 7%/an, barrière de protection à 60% observée à l’échéance.

Tableau de lecture rapide : que se passe-t-il selon le marché ?

Scénario Niveau du sous-jacent aux dates clés Remboursement Point de vigilance
Hausse rapide Année 1 : 103 Autocall année 1 + coupon (selon formule) Risque de réinvestissement : que faire après un remboursement rapide ?
Marché “plat” Années 1–7 : 95–99, Année 8 : 101 Pas d’autocall avant la fin, remboursement à l’échéance + coupon (selon conditions) La performance dépend des dates de constatation (effet calendrier).
Baisse modérée Échéance : 70 Si barrière à 60 non franchie à l’échéance : remboursement du nominal (selon terme) “Protégé” ne veut pas dire “garanti” : lire la clause exacte.
Baisse forte Échéance : 45 Perte en capital, souvent proportionnelle à la baisse (ex. -55%) Risque de perte en capital : la barrière n’a pas joué.

Un autocall n’est pas un produit “à coupon” : c’est un produit “à conditions”. Ce sont les conditions (seuils, dates, barrières, type d’indice, frais, émetteur) qui font la qualité — ou le risque — de l’investissement.

Les principaux points de vigilance (ceux qui font la différence en pratique)

1) Le risque de perte en capital : il existe dans de nombreux autocalls

Beaucoup d’autocalls comportent une protection conditionnelle, mais pas une garantie inconditionnelle du capital. En cas de marché défavorable, le remboursement peut être inférieur au nominal. C’est précisément ce risque qui justifie (en partie) un niveau de coupon affiché plus élevé.

2) Le risque émetteur : une dimension parfois sous-estimée

Un autocall est souvent un titre de créance : vous êtes exposé à la capacité de l’émetteur (banque/vehicle) à honorer ses engagements. Même si la formule “fonctionne” sur le sous-jacent, un événement de crédit peut impacter le remboursement.

3) Les frais et la “performance” : comparer en net, pas seulement en brut

Les autorités rappellent que, sur le marché observé 2021–2023, les rendements médians communiqués sont bruts et que les frais peuvent être difficiles à identifier dans certains cas. Source : ACPR (01/04/2025).

En pratique, il faut analyser :

  • les frais du contrat (ex. assurance-vie),
  • les coûts du produit (structuration),
  • les frais liés à la distribution,
  • l’impact fiscal selon l’enveloppe.

4) La liquidité : sortie possible ≠ sortie confortable

Un autocall peut souvent être valorisé et cédé avant l’échéance, mais :

  • la liquidité dépend du marché et des conditions de rachat,
  • le prix avant échéance dépend des taux, de la volatilité et du niveau du sous-jacent,
  • une sortie anticipée peut cristalliser une perte même si le scénario final “aurait été favorable”.

5) Les “détails” de sous-jacent : décrément, quanto, worst-of…

Deux autocalls avec un coupon identique peuvent être incomparables. Les écarts se jouent sur :

  • le type d’indice (price return vs total return),
  • la présence d’un décrément,
  • le mécanisme worst-of sur panier,
  • le risque de change (ou un mécanisme quanto),
  • l’observation de la barrière (échéance vs continu).

Sur ces sujets, l’AMF a publié un guide destiné aux professionnels sur les communications promotionnelles des titres de créance structurés, utile pour comprendre ce que le régulateur attend en matière de clarté. Source : AMF (26/04/2021).

6) Documentation et conformité : DIC/KID (PRIIPs) et adéquation (MiFID)

En Europe, un grand nombre de produits packagés nécessitent un document d’informations clés (DIC/KID) au titre du règlement PRIIPs, pour aider à comparer risques, coûts et scénarios. Source : EUR-Lex (Règlement (UE) n°1286/2014 – PRIIPs, version consolidée).

Et au-delà du document : en situation de conseil, le distributeur doit s’assurer de l’adéquation du produit au regard du client (connaissances, objectifs, capacité à supporter les pertes, horizon). L’AMF insiste aussi sur des bonnes pratiques pour améliorer la compréhension des produits structurés par le grand public. Source : AMF (29/01/2026).

7) Fiscalité : dépend fortement de l’enveloppe (et peut changer)

La fiscalité varie selon que le produit est logé :

  • en compte-titres,
  • au sein d’un contrat d’assurance-vie (souvent en unité de compte),
  • ou via d’autres cadres selon l’éligibilité.

Pour les valeurs mobilières et revenus de capitaux mobiliers, l’administration fiscale rappelle qu’un prélèvement de 30% (12,8% + 17,2%) s’applique “au total” à titre de prélèvement obligatoire, avec possibilité d’option pour le barème dans certains cas. Source : impots.gouv.fr (16/01/2026). Pour l’assurance-vie, des règles spécifiques s’appliquent : il faut raisonner au cas par cas.

Comment BMPA aborde les autocalls : intégration dans une stratégie, pas une décision isolée

BMPA est un cabinet parisien indépendant de conseil en gestion de patrimoine et d’allocation d’actifs. La philosophie est constante : pas de solution standard. Un autocall n’est envisagé que s’il s’insère dans une allocation globale, diversifiée et compréhensible.

L’approche s’inscrit dans la méthode BMPA (analyse > allocation > sélection > suivi) :

  1. Analyse patrimoniale (objectifs, horizon, contraintes fiscales, besoins de liquidité, tolérance au risque).
  2. Allocation d’actifs cohérente : l’autocall n’est qu’un outil parmi d’autres, calibré en proportion (allocation d’actifs sur mesure).
  3. Sélection “sur mesure” : lecture détaillée des mécanismes, cohérence du sous-jacent, qualité de l’émetteur, barrières, fréquence d’observation, documentation (produits structurés sur mesure).
  4. Suivi et ajustements : anticipation des remboursements anticipés, gestion du risque de réinvestissement, cohérence avec l’environnement de marché et les objectifs.

Cette discipline est au cœur de la démarche décrite par BMPA : comprendre d’abord, recommander ensuite. Selon les situations, l’enveloppe peut aussi compter (ex. structuration et protection au sein d’une assurance-vie luxembourgeoise), et la stratégie doit rester alignée avec les objectifs de long terme, y compris l’optimisation fiscale lorsqu’elle est pertinente.

Checklist avant de souscrire un autocall

  • Comprendre : sous-jacent, type d’indice, décrément éventuel, fréquence d’observation, seuils d’autocall, barrière et mode d’observation.
  • Quantifier : horizon maximum, probabilité d’autocall (intuitive, pas “certaine”), risque de perte si baisse forte.
  • Vérifier : émetteur, documentation (DIC/KID), cohérence du marché cible et de votre profil.
  • Comparer : rendement potentiel net (frais + fiscalité), pas seulement le coupon “affiché”.
  • Prévoir : plan de réinvestissement si remboursement anticipé rapide.

FAQ – Produits structurés autocall et BMPA

BMPA peut-il intégrer des autocalls dans une allocation d’actifs diversifiée ?

Oui, lorsqu’un autocall améliore réellement le couple rendement/risque d’une allocation globale. Chez BMPA, l’analyse ne se limite pas au coupon : elle porte sur la place du produit dans l’ensemble du patrimoine financier (horizon, liquidité, tolérance aux pertes, diversification, cohérence des sous-jacents). L’autocall est traité comme un scénario conditionnel, et non comme un “placement à revenu”. L’objectif est de construire une allocation robuste, pas d’empiler des produits.

Quels sont les risques principaux d’un autocall que BMPA met en avant ?

Les risques clés sont la perte en capital (si la barrière ne joue pas), le risque émetteur (titre de créance), la liquidité avant échéance, et la complexité des sous-jacents (indice price return, décrément, panier worst-of, etc.). BMPA insiste aussi sur le risque de réinvestissement : un autocall peut être remboursé tôt, et il faut alors replacer les fonds dans un marché potentiellement différent. Enfin, les frais et la fiscalité doivent être analysés en net, selon l’enveloppe.

Comment comparer deux autocalls qui affichent le même coupon ?

  1. le sous-jacent (indice simple vs panier worst-of), (
  2. la nature de l’indice (dividendes, décrément), (
  3. la fréquence d’observation (plus elle est fréquente, plus l’autocall peut se déclencher tôt), (
  4. la barrière et son mode d’observation (échéance vs continu), (
  5. l’émetteur, (
  6. les frais et l’enveloppe. BMPA privilégie une lecture “terme sheet” et scénarios, pas une lecture marketing

Un autocall est-il adapté à une détention via assurance-vie (ou assurance-vie luxembourgeoise) ?

C’est possible, et c’est même un canal fréquent en France selon l’ACPR et l’AMF, mais cela ne rend pas le produit “sans risque”. En assurance-vie, l’autocall est souvent logé en unité de compte : le capital n’est donc pas garanti par l’assureur. L’intérêt éventuel dépend de la structuration, des supports disponibles, des frais du contrat, et des objectifs patrimoniaux (liquidité, transmission, fiscalité). BMPA examine l’enveloppe la plus cohérente au regard de la stratégie globale et du suivi.

Et maintenant ?

Si vous envisagez un produit structuré autocall, l’étape la plus utile consiste à le replacer dans une stratégie d’ensemble : objectifs, allocation, contraintes fiscales, horizon et scénarios de marché. Pour aller plus loin avec BMPA, vous pouvez consulter la page dédiée aux produits structurés sur mesure, comprendre la méthode BMPA, puis contacter BMPA pour échanger sur votre situation et vos priorités.